AGnews

                                       

      
GENOCIDE / REGICIDE DU BURUNDI

(1962 à 2003)

BURUNDI'S SLAUGHTERS 
 

     From 1962 to 2003, more than 4.5 Millions Barundi's victims and  more than one million
(1 000.000) Burundian Bahutu Citizens  were assassinated by the Burundian Armed Forces and  the BAHIMA REGIME (Micombero, Bagaza, and Buyoya) .

    De 1962 à 2003 ,plus de 4.5 Millions de victimes Barundi dont plus d'un million (1 000 000) de Citoyens Bahutu Barundi ont été assassinés par les Forces Armées Burundaises et le Pouvoir  des BAHIMA burundais ( Micimbero, Bagaza, et Buyoya)


Des clés pour comprendre le Burundi  :
(1)  Histoire du Burundi ou les grandes dates de l'Histoire des Barundi, et du Royaume de l'Urundi : Http://www.burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm
(2) Qu'est ce que c'est :
   Un Hutu/Bahutu  ? http://burundi-agnews.org/agnews_bahutu_barundi.htm ;
Un Tutsi/Batutsi ?  http://burundi-agnews.org/agnews_batutsi_barundi.htm;
Un Hima/Bahima ? http://burundi-agnews.org/agnews_hima_bahima_burundais.htm

 

  DOCUMENTATIONS SUR WEB.

   

"La Convention de l'ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide définit ce dernier comme étant "l'un quelconque des actes commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux". Cette Convention condamne les actes suivants . le génocide, l'entente en vue de commettre le génocide, l'incitation directe et publique à commettre le génocide, la tentative de génocide et la complicité dans le génocide.La Convention de lONU sur l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité condamne ces crimes, même si ces actes ne constituent pas une violation du droit interne des Etats où ils ont éte commis."

Memorandum sur les massacres répétitifs des hutus au Burundi.


  FORMAT (PDF) du Memorandum sur les
 massacres répétitifs des hutus au Burundi.

 

"AGNews 2002. 


INDEX

I) PERIODE DE 1962 - 1965

II) PERIODE DE 1969

III) PERIODE DE 1972

IV) PERIODE DE 1988

V) PERIODE DE 1991

VI) Guerre civile au Burundi : 

              1ère Partie 1993 à 1996

              2ère Partie 1997 à 2001

              3ème Partie  2002

 

 

1962-
1965

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   VICTIMES

HUTU TUTSI
134 à 5000 0

1962 : Massacre de 4 syndicalistes HUTU à KAMENGE.
"C'est cette JNR qui, le 19 janvier 1962, massacra les syndicalistes Hutu à Kamenge - un quartier de Bujumbura -: Jean NDUWABIKE, Séverin NDINZURWA Basile NTAWUMENYAKAZIRI et André BARUVURA.. C'est cette même JNR qui, en été de la même année, ente vivant Mathias MIBURO, bourgmestre Hutu de Mura (Muvinga). Ces persécutions déclenchèrent premiers mouvements d'exil Hutu."


Les massacres de Kamenge (Janvier 1962)
Au mois de janvier 1962, des crimes crapuleux, dirigés contre plusieurs personnalités éminentes ont été perpétrés à Bujumbura, dans le quartier périphérique de Kamenge. Ces crimes ont revêtu les formes d'assassinats ciblés, de massacres aveugles de populations civiles et d'incendies criminels des habitations. Les personnes visées étaient toutes de l'ethnie hutu majoritaire dans le pays. De même, tous les biens détruits appartenaient à des membres de cette communauté ethnique. Les forfaits ont été commis de sang froid par de jeunes tutsi, militants de la JNR (Jeunesse Nationaliste Rwagasore) présidée par Prime NIYONGABO et François BANGEMU. La JNR était un mouvement de jeunesse intégré au parti au pouvoir; le Parti de l'Union pour le Progrès National ou UPRONA en abrégé. Le Gouvernement de l'époque dirigé par le Premier ministre André MUHIRWA, était dominé par intégristes tutsi, à savoir: NTIRUHWAMA Jean (Intérieur et Fonction Publique), KATIKATI Félix (Economie), NYAMOYA Albin (Agriculture et Elevage), NKESHIMANA Gaspard ( Affaires Sociales), NGUNZU Pierre (Education Nationale) et NICAYENZI Zénon ( Défense Nationale).


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Des centaines d'innocents sont torturés et massacrés ! /Quand on n'est pas Tutsi, c'est un crime de savoir lire...
C'est un véritable bain de sang. Et personne ne peut prévoir où s'arrêtera cette répression aveugle. On fusille les gens sans qu''ils sachent pourquoi. On les torture pour qu'ils en dénoncent d'autres. Et ainsi de suite. Au Burundi, quand on n'est pas de la race des seigneurs Tutsi, c'est un crime de savoir lire. A la prison du Opimba, la plus terrible pour ses tortures, on force des malheureux à dénoncer les Hutu qui savent lire et qui risquent, dès lors, d'être eux aussi massacrés...



 BAIN DE SANG AU BURUNDI / DIX PERSONNALITES POLITIQUES ONT ETE EXECUTEES DE NUIT DANS LE GRAND STADE DE BUJUMBURA / "LA CITÉ", 1965
Les victimes surtout des hutus

On n’a encore aucune nouvelle officielle ni certaine sur les responsabilités réelles et les formes revêtus par le ou les coups d’Etats ou révolte qui ont ainsi avorté. Mais presque toutes les personnalités exécutées appartenaient à l’ethnie Hutu. Les unes étaient des officiers formés à l’école militaire de Bruxelles ainsi que les gendarmes.
Les autres des dirigeants de la partie populaire et des organisations syndicales et sociales. Plusieurs d’entre elles étaient à la tête de l’assemblée nationale, bien qu’elles n’appartiennent pas toutes au même partie politique. Si le partie populaire est principalement formé de Hutus, on en compte en effet autant et même plus encore dans le partie national de l’UPRONA

 

 LE PREMIER MINISTRE DU BURUNDI M.NGENDANDUMWE ASSASSINE A BUJUMBURA
M. Pierre Ngendandumwe, Premier  ministre du Burundi, a été assassiné, vendredi soir, à 21 h, à Bujumbura, alors qu'il sortait de l'hôpital, prince Rwagasore, où il avait rendu visite à sa femme. Des arrestations ont été opérées. L’assassin a tiré alors que le Premier ministre entrait dans sa voiture et toutes les balles l'ont atteint dans le dos. 
M. Appollinaire, vice-président de l’Assemblée nationale, a déclaré : " L'assassinat de M. Ngendandumwe a pour cause des rivalités politiques et ethniques"...

 

L'assassinat du Premier Ministre Pierre Ngendandumwe - 15 janvier 1965
L'assassinat du Premier Ministre hutu Pierre NGENDANDUMWE a été perpétré dans la soirée du 15
janvier 1965. Cependant certains événements antérieurs à ce crime méritent d'être rappelés:



131 exécutions de Hutus au Burundi
Un tribunal militaire, qui siège sans désemparer, aurait déjà fait exécuter 131 personnes : militaires, gendarmes et civils toutes d'ethnie Hutu.
Il s'agit d'ailleurs, semble-t-il bien, non pas uniquement d'une répression contre des personnes ayant fomenté le coup d'État, mais d'une précaution tendant à éviter qu'il puisse de longtemps y- avoir d'autres velléités de rébellion populaire contre le Mwami et contre la classe dirigeante Tutsi.

Déclaration de la commission internationale de juristes sur les événements du Burundi
 M. Graven
est arrivé à Bujumbura le 14 décembre 1965. Son arrivée avait été dûment notifiée le 10 décembre 1965, aux autorités du Burundi. En dépit du fait que la présente de l'observateur de la Commission était bien connue des autorités du Burundi, 22 personnes, dont le Président du Sénat, M. joseph Bamina, étalent exécutés deux jours après son arrivée. Ni l'observateur de la Commission ni la Commission n'ont été avisés des exécutions qui se préparaient. Ce n'est que la 17 décembre 1965, c'est-à-dire le jour après les exécutions, que M. Graven put pour la première fois obtenir audience du Secrétaire d'État à la justice, M. Artémon Slmbananiye.

Les exécutions d'hommes politiques au Burundi : Un sévère réquisitoire de la commission internationale de juristes contre les autorités de Bujumbura
Le 17 décembre seuleme
nt. au lendemain de ces exécutions. le secrétaire d'État à la Justice, M Artémon Simbananiye, recevait enfin M.Graven. Il promettait alors non seulement de fournir les photocopies des comptes rendus des audiences qui avaient conduit à la condamnation des personnes exécutées, mais encore de répondre à un questionnaire écrit qui lui serait soumis. M. Graven insistait, dans une lettre, sur la nécessité de joindre des pièces justificatives aux réponses qui seraient données. il indiquait par ailleurs que les réponses et les documents pouvaient être adressés à Genève, au cas où le dossier ne serait pas établi avant son départ de Bujumbura.
Mais, le 18 décembre, le même M. Simbananiye notifiait à M Graven, au cours d'une nouvelle audience, qu'il ne pouvait pas tenir sa promesse de la veille : les copies des pièces essentielles ne seraient pas transmises à la Commission de Genève; M. Graven pouvait à la rigueur les consulter  mais sans en référer à l'institution qui l'avait mandaté. Le délégué suisse refusa évidemment cette solution qui n'en était pas une, demandant simplement que les autorités veuillent bien reconsidérer leur décision.

Un programme de "liquidation" et d'extermination de la race Hutu
Le "Conseil de guerre", composé de Tutsi, officiers ou magistrats de la 1ère et de la 2e chambre, se réunit chaque semaine pour décider du nombre et des noms des personnes à exécuter à une date donnée.
Un membre du "Conseil de guerre", tous Tutsi, sont: Jean Kandeke, substitut du Procureur du Roi. Paul Rusiga, capitaine, commandant la garnison de Kitega. Tarcisse Vyuzira, magistrat; Gelasse Ngurinzira. conseiller à la Cour suprême; Nkorifa. capitaine à la Garde nationale: le comptable du camp militaire de Bujumbura (nom pu précisé); Ndayuhurume Etienne, de la Garde nationale; Mabushi Charles, de la Garde nationale.

Les chefs féodaux Tutsi exterminent méthodiquement l'élite de la race Hutu
Impressionné par la puissance croissante des réactions populaires, le Mwami du Burundi nommait de nouveau un premier ministre hutu; Pierre Ngendandumwe. mais tout modérés et monarchiste qu'il soit, M. Ngendandumwe était hutu et le 15 Janvier 1965, quelques heures à peine après la constitution de son gouvernement, il tombait sous les balles des tueurs tutsi. Comme les premiers, les assassins de M. Ngendandumwe n'ont pas été inquiétés et circulent librement au vu et au su de tous dans le pays.

 L'ACTION (Québec) 9.2.1966 - (Génocide au Burundi)
 
Comment est-il possible que les gouvernements démocratiques, la Belgique, les pays du Marché Commun. les 'U.S.A., continuent à apporter une aide technique et financière à la sanglante et odieuse dictature qui s'est établi au Burundi, et lui permettent de la sorte de poursuivre Impunément son programme d'extermination raciale des Hutu ?


Mwami, Mwambuisa IV déclare à Genève:"la révolution de Micombero est antipopulaire et antihutu"
" La destitution de Ntare V ne m'étonne guère", a dit Mwambutsa dans cette déclaration distribuée par son cabinet.  "Cette destitution est l'aboutissement logique du programme d'instauration d'un régime républicain à - la sauce tutsi - que quelques aventuriers et extrémistes avides de pouvoir s'étaient assigné, en s'appuyant notamment sur le mythe du parti Uprona, ethniquement divisé, politiquement inexistant et une infime partie de l'armée".

 

Burundi :  Le GENOCIDE de 1965

L'histoire du Burundi a été délibérément falsifiée par certains auteurs burundais et étrangers mus par des intérêts sectaires non avoués. On fait état notamment d'une école "franco-burundaise"qui a imposé aux filles et fils du pays un enseignement truffé de mensonges grossiers sur leur histoire nationale.  

1969

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   VICTIMES

HUTU TUTSI
30 0

 

 Recueil de plusieurs articles évoquant  la purge anti-hutu de 1969

La responsabilité des massacres de 1969 incombe d'abord au président Michel Micombero (Oncle du président Buyoya) et à ses conseillers. Elle est également imputable à toute cette machinerie juridico-administrative qui a trempé dans l'affaire, et dont le procureur général de la République Gabriel Mpozagara et le Président de la cour martiale Damien Nkoripfa ont constitué des maillons importants.

1972

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         VICTIMES

HUTU TUTSI
Entre 200 000 et 500 000 2000 à 10 000

 

Burundi - Genocide'72 : US and KISSINGER & Burundi'72

AGNEWS thanks Yves Mr. and Yves Geoffrey N.
Sources of these historical documents: http://www.state.gov/r/pa/ho/frus/nixon/e5/c15651.htm
This document allows Burundian justice or (international) to seize itself of this file. The current Burundian State has from now on an official proof of the “mouth” of the US that a genocide took place in Burundi in 1972 well. Certain characters as “Simbananiye” (still alive) are quoted. Again, it is noticed that FRANCE officially supported the GENOCIDARY REGIME of MICOMBERO. For this 35 birthday of the genocide, downgrading of these documents of the Secretariat of US State for although the genocide of the HUTU of Burundi with good take place.

 

  SELECTIVE GENOCIDE IN BURUNDI  

Minority Rights Group

Professor René Lemarchand and David Martin

July 1974

CLIQUEZ ICI :

GENOCIDE VITE OUBLIE / COMITE SOLIDARITE BURUNDI / Gérard RUSHISHIKARA / mars 1976
Petit pays sis au coeur de l’Afrique : le BURUNDI.  Il faut nous mettre à l'évidence que ce pays est entré dans sa plus grande crise qu'il n'a jamais connu depuis son existence.  En printemps 1972 , « on a tué. On a tué tous ceux qui auraient voulu lever la tête,on a tué dans les universités, dans les écoles jusqu'au niveau de l'enseignement primaire. On a tué dans l'administration, du Ministre au petit employé. On ne saura jamais combien. Au moins 150.000 personnes, Hutu pour la plupart . »(2)  On a tué pour quelles raisons ?  Seule I'histoire nous le dira.

SELECTIVE GENOCIDE IN BURUNDI  / Minority Rights Group / Professor René Lemarchand and David Martin July 1974
 


http://www.burundi-agnews.org/bursingenim.jpgBURUNDI-HISTORY :   BURUNDI SINCE THE GENOCIDE | The Minority Rights Group | Reginald Kay|April 1987
The understanding of recent and current developments in Burundi is complicated by the scarcity of independent information. This was a problem with the MRG's earlier report of July 1974, 'Selective Genocide in Burundi', by Lemarchand and Martin, and remains so today. The official media is tightly controlled by the government which has systematically closed independent channels of information. Any observer, however, confronted with the evidence of the killing of at least 100,000 people in 1972, has enough reliable information to explain the events in ethnic terms as a slaughter of the Hutu majority ! Suite..


The Hutu Genocide : 

In 1972 violence erupted across Burundi as Hutus rose against the Tutsis. The Tutsi government responded to this rebellion with vengeance. The government-sanctioned killing began in April, reached its height in May, and ended by August. A story of Hutu plots for genocide against the Tutsi and insurgent uprisings was created to justify the mass action. In Burundi, 100-200 thousand Hutus were killed. Reports from witnesses said that the Tutsis maintained lists of targets for assassinations, mainly government employees, the educated few, and those with any material wealth (anyone with property or some small luxury). People were publicly arrested, tortured, and killed in prisons. International reaction to the genocide at the time was negligible at best.

 

Les origines du génocide au Burundi/Les Tutsi ont voulu régler le sort des Hutu pour vingt ans
Mais le pouvoir, lui, dispose de la force (l'armée) et de l'organisation. Sa répression sera plus vaste, plus systématique et cyniquement dirigée vers une «solution finale» du «péril hutu ». Face à la rébellion, les Tutsi oublient leurs dissensions et font bloc. Il s'agit cette fois de régler le problème pour les vingt années à venir. On va radicalement exterminer l'élite et par l'élite il faut entendre tous ceux qui savent lire et écrire ou qui ont quelque influence. «Génocide»  qualifie bien cette politique délibérée: fonctionnaires, commerçants, prêtres, catéchistes, écoliers, petits employés, bref tous les hutu qui ne sont pas les simples paysans illetrès des collines sont menacés et souvent sommairement passés par les armes, cinquante mille morts semble un chiffre confirmé officiellement. 

 

Rapportés par des témoins rentrés en Belgique/Des récits effroyables sur les massacres au Burundi/Les enfants seraient pris dans les écoles pour être exécutés
Dans cette sinistre hiérarchie de la liquidation, ils en étaient, la semaine dernière, à venir enlever dans leurs écoles techniques des élèves de 14 à 17 ans et commençaient à s'en prendre aux femmes et aux jeunes filles. Il y a une huitaine de jours, les estima tions les plus sérieuses du nombre des victimes du génocide allaient de cinquante mille à cent mille. Mais depuis lors le massacre s'est' poursuivi. Notre confrère de la B.R.T., M. Geerts, a vu, à Bujumbura, des captifs étendus en couches super posées dans un camion, emmenés vers le lieu de leur supplice. Une heure après le couvre-feu, chaque soir, il voyait des camions chargés de cadavres roulant en direction du champ d'aviation à proximité duquel une fosse commune se comblait peu à peu de corps.

 

Les témoignages se multiplient /La population Hutu du Burundi est l'objet d'une liquidation systématique /Il y aurait entre cinquante et
cent cinquante mille morts

Cependant, les témoins rapportent que la répression contre les Hutus a dépassé en horreur cette révolte. On cite les cas de petits élèves hutus qu'on irait chercher dans les écoles pour les tuer. Des centaines de personnes seraient soumises à des séances de matraquages par des membres des  Jeunesses révolutionnaires. Les blessés seraient laissés sur place jusqu'à ce que mort s'ensuive.  A Bujumbura, l'armée s'ést emparée d'étudiants hutus et les ai mis à mort dans les camions qui les emportaient, parfois à l'arme blanche. Des professeurs hutus ont également été massacrés. Cette répression systématique ne viserait pas seulement les élites, mais également les éléments hutus qui, au niveau du primaire et du secondaire, en étaient au stade de l'alphabétisation.

 

Tutsi Genocide of Hutu in Burundi 1972:
 "the events of 1972 became the source of considerable tension within the Tutsi minority"

 

Histoire du MWAMI NTARE V CHARLES NDIZEYE  et les massacres de 1972.
Au mois de mars 1972, Artémon Simbananiye, ministre des Affaires Etrangères  était à Bruxelles. Par hasard, il logea pendant quinze jours dans le même hôtel que Ntare V. Ils se rencontrèrent à plusieurs reprises. On en conclua qu'il y avait une négociation secrète du retour de Ntare V au Burundi. 
Le 21 mars 1972, Ntare V quitta l'Allemagne et partit pour l'Uganda où il fut l'hôte du président Idi Amin. 
Le 30 mars 1972, Ntare V gagna Bujumbura, accompagné du fils de Léopold Biha ainsi que des officiers ugandais. Dès que l'avion du général Idi Amin repartit, Ntare V fut placé dans un hélicoptère et conduit à Gitega. A l'arrivée au camp militaire, Ntare V avait des menottes aux poignets.

 

 

Comment porter secours aux Hutus encore vivants par CÉLINE COSSETTE

On dresse les premiers bilans de l'hécatombe et une horrible arithmétique officielle répartit même les victimes par zones géographiques. Avec toujours un même total  50 000 morts.  "En vérité les massacres ont été beaucoup plus importants que ne l'admet la version officielle. Et ils continuent encore avec cependant un peu plus de discrétion."   "Selon nos sources, la tuerie aurait fait 200.000 morts et constituerait l'horrible aboutissement d'un plan conçu par un ministre du colonel Micombero, M. Artémon Simbananiye , que l'on retrouve à chaque étape de la répression contre les Hutus. Un "plan diabolique", échafaudé en juillet 1967, visant à amener les deux ethnies (Tutsis 15% et Hutus 85%)à égalité."

 

Le tribalisme érigé en politique
S'il s'agit de distinguer des choix Politiques dans les relations avec l'étranger, dans la politique à l'éducation... dans l'attitude à l'égard de l'affairisme de l'Association des commerçants barundis ou à l'égard des capitaux étrangers, etc, il me semble qu'il y a là des options idéologiques et dans ce contexte le "tribalisme"  est un outil au service d'un groupe dominant des élites urbaines ( certains parleront de "bourgeoisie nationale"). Le tribalisme, ce n'est pas une fatalité raciale comme on le croit facilement: c'est une politique.

La cruauté de  la  répression (1972)
Les massacres organisés par les rebelles le 29 avril et les jours suivants en province de Bururi ont peut-être acculé à la répression les Tutsis effrayés. Il ne reste qu'une jacquerie paysanne, soutenue - sinon provoquée - par les nostalgiques de la révolte que sont les Simbas congolais, donne maintenant au pouvoir militaire un prétexte pour frapper durement ceux qui ne demandent qu'à prendre légitimement en main leur avenir.

 

GÉNOCIDE SÉLECTIF AU BURUNDI
Voici comment Jeremy Greenland décrit le déroulement des opérations de nettoyage: Des Tutsi de l'endroit arrivaient au lieu dit, appréhendaient instituteurs, dirigeants de mouvements ecclésiastiques, infirmiers, fonctionnaires, commerçants, Hutu, et leur faisaient signe de monter dans leurs Land-rovers. Des bandes de Tutsi ratissaient les faubourgs de Bujumbura et emmenaient des camionnées de Hutu vers une destination inconnue. Durant tout le mois de mai et jusqu'à la mi-juin les excavatrices fonctionnaient chaque nuit à Gitega et à Bujumbura, aménageant les fosses communes. Dans les écoles secondaires les maîtres assistaient impuissants aux ratissages d'étudiants ... Ceux qui étaient arrêtés étaient pour la plupart liquidés la nuit même, souvent dévêtus et assommés à coups de trique sous les bâches des camions avant même d'arriver à la prison, puis achevés sur place, à la nuit tombante à coups de gourdins. Il ne fallait pas qu'on gaspille inutilement des cartouches.

Un "Génocide selectif"
 
(
"Le Peuple", 29 novembre 1972) D'après le Père Boon, prêtre beige, professeur à l'université de Bujumbura durant les tragiques événements de mai. dernier, on peut parler de "génocide sélectif ". 150.000 à 200.000 personnes sont mortes, parmi lesquelles toute, élite Hutu (ministres, fonctionnaires, étudiants) et la jeunesse Hutu se voit refuser l'accès aux écoles.

 M.Eyskens: "un véritable génocide au Burundi"
(La Cité, 21-22 mai 1972) Les informations que nous publions, depuis quinze jours, sur les horribles massacres perpétrés au Burundi viennent d' être confirmées par le gouvernement beige.Hier, à l'issue dit Conseil des ministres, M. Eyskens - qui. la semaine dernière déjà, avait souligné le caractère dramatique de la situation - a déclaré que " le gouvernement avait pris connaissance d'informations complémentaires indiquant que le Burundi n'est pas confronté avec une lutte tribale, mais avec un véritable génocide" !

Génocide
(
Le Peuple, 25 mai 1972) C'est M. Eyskens qui, à l'issue du conseil de cabinet de vendredi dernier, parlait de -génocide - un mot qu'un Premier ministre n'emploie pas à la légère. L'ambassadeur belge a été rappelé en consultation. La presse belge publie des témoignages «privés» mais directs, qui tous font état de massacres compris parmi les étudiants et compris parmi les étudiants et les élèves des écoles. Des camions transportent les corps vers les charniers. Les estimations les plus " modérées" font état de milliers de morts, sinon de dizaines de milliers.

Le génocide des Hutus se poursuit dans le plus pur style hitlérien.
C'est ainsi, disent nos correspondants, qu'on casse les membres des victimes pour les faire tomber puis on les achève en les écrasant sous les roues de camions ou encore on les parque dans des camions pour les y tuer par un système d' électrodes dès avant d'aller' les enfouir dans des charniers. Ce ne sont là, que es exemples, entre autres, cités par nos informateurs

Naufrage au Burundi 
Ligue Belge pour la Défense des Droite de l'Homme./ Section de Louvain.Septembre 1972 Ed. resp. G. Beauthier, B. Dejemeppe./
On a tué. On a tué tous ceux qui auraient voulu lever la tête on a tué dans les universités, dans les écoles jusqu'au niveau de l'enseignement primaire. On a tué dans l'administration, du Ministre au petit employé.  On ne saura jamais combien. Au moins 150,000 personnes, Hutu pour la plupart. Dans ce pays sans statistiques et sans informations libres, comment pourrait-on savoir ? Qu'importe.

TÉMOIGNAGES SUR UN GÉNOCIDE (Le Monde)
Plusieurs lecteurs, témoins des troubles au Burundi, nous adressent des précisions sur les massacres qui, selon le premier ministre belge. M. Gaston Eyskens. ont pris les proportions d'un " véritable génocide " ("le Monde"  du 26 mai)... Depuis une semaine, la répression qui fait suite à la rébellion du 29 avril s'est considérablement aggravée. Elle prend l'allure d'une élimination systématique des intellectuels hutus, et, en général, de tous ceux qui savent quelque chose ou possèdent quelque bien. Dans la capitale, les arrestations et les exécutions sommaires se poursuivent. Excités par la Voix de la Révolution, qui encourage « les forces vives de la nation à débusquer les ennemis du peuple »,les Tutsis, surtout les membres du parti Uprona, dénoncent tous les Hutus qu'ils connaissent, collègues de travail, subordonnés, supérieurs, voisins, condisciples... Quarante-cinq noms figuraient sur la liste des arrestations, mais une vingtaine d'élèves en fuite n'ont pas répondu à l'appel.

 

UN JOURNALISTE BELGE CONFIRME QU'UN VERITABLE GENOCIDE A LIEU ACTUELLEMENT AU BURUNDI

Le journaliste a affirmé que des camions ont transporté de nombreux corps qui ont été inhumés près de Bujumbura. Même des étudiants de 15 ans auraient été exécutés, selon lui. A l'issue du Conseil de cabinet de vendredi dernier, on s'en souvient, le Premier ministre, M. Eyskens, avait déclaré que la situation au Burundi était particulièrement alarmante et qu'on était, en réalité, confronté à un gigantesque génocide.

 

 

Selon le représentant permanent de Bujumbura à l'O.N.U.: LES TROUBLES DU BURUNDI AURAIENT FAIT DE 50 A 60.000 MORTS
"Le Burundi, contrairement à la Belgique, est une nation au plein sens du mot", a déclaré devant la presse, à Genève, l'ambassadeur Nsanze Terence, représentant permanent du Burundi auprès des Nations-Unies. Si celui-ci admire le fait que Wallons et Flamands ont fini par constitue la nation belge, il a tenu à souligner que les Burundais, quant à eux, ne sont divisés en Hutus et Tutsis que  "par la fantaisie des premiers colonisateurs et sur le simple critère de leur taille"...  Le  "génocide sélectif " imaginé par les organisateurs de la rébellion fut alors transformé par ceux-ci en un carnage sans distinction, dans le sud-ouest du pays surtout. Les "rares" monarchistes du pays pensèrent pouvoir profiter de la situation, et c'est pourquoi le Roi fut jugé et exécuté. Le rôle du gouvernement et de l'armée fut celui, démocratique de la défense de l'ordre :" Quelques mesures punitives furent prises, c'est tout."En indiquant comment, à la suite de survols systématiques des régions frappées par ces événements, le nombre de 50.000 à 60.000 victimes fut établi avec précision, l'ambassadeur du Burundi a sévèrement fustigé ceux qui ont donné des "versions fantaisistes" des faits, notamment certains organes de presse et plus particulièrement les agences catholiques.

 

 

 


Une des premières photos des massacres du Burundi:
 ce camion rempli de cadavres. 
(Source: La Libre Belgique,29-05-1972)

 

La répression contre les Hutus'est déchaînée le 7 mai après un appel lancé à la radio (Source: La Libre Belgiques,29-05-1972)
Les événements qui se sont déroulés et se dérouleraient encore au Burundi, apparaissent d'une extrême gravité. En dépit du black-out systématique imposé par les autorités, on commence à avoir des détails - grâce aux témoignages d'Européens qui ont quitté le pays récemment - sur le véritable génocide que l'armée, la police, les militaires du parti unique et la « jeunesse révolutionnaire » ont entrepris à l'encontre des Hutu.

 

La répression contre les Hutu

Un appel à la radio : Le dimanche 7 mai, au matin la radio a annoncé que les tribunaux militaires, ayant siégé le samedi, avaient prononcé plusieurs condamnations à mort sans en préciser le nombre et que les jugements avaient été aussitôt exécutés. Mais la radio a demandé aussi aux militants du parti unique, l'UPRONA, et à la "jeunesse révolutionnaire RWAGASORI" de demeurer vigilants, d'arrêter tous les suspects, au besoin de les désarmer et de les livrer aux autorités militaires...Le dimanche matin, aussitôt après l'appel lancé par la radio, la jeunesse révolutionnaire et les militants du parti ont procédé à des arrestations dès la sortie de la messe dans plusieurs localités. lis ont également arrêté, dans les hôpitaux, des infirmières, et des médecins africains. L'un d'eux a été battu à mort. Lorsque sa femme, mère de huit enfants, est venue proposer un matelas pour son mari, les gardes lui ont dit qu'il n'en avait plus besoin.

Selon le secrétaire de l'O. N. U.: «Les dimensions de la tragédie au Burundi sont effarantes»/Les efforts de développement ont été gravement affectés
" Le gouvernement du Burundi lui-même, indique le rapport, a informé la mission spéciale que 80.000 personnes avaient trouvé la mort depuis le 29 avril, et que cinq cent mille autres, parmi lesquelles 50.000 veuves et des dizaines de milliers d'orphelins. étaient en proie à de graves souffrances et avaient besoin d'une assistance humanitaire"

 

L'ONU déplore une « tragédie aux dimensions effarantes
« Le gouvernement du Burundi lui-même, indique le rapport, a informé la mission spéciale que quatre-vingt mille personnes avaient trouvé la mort depuis le 29 avril, et que cinq cent mille autres, parmi lesquelles cinquante mille veuves et des dizaines de milliers d'orphelins, étaient en proie à de graves souffrances et avaient besoin d'une assistance humanitaire. La mission spéciale a également été informée que quarante mille personnes environ avaient cherché refuge au Ruanda, en Tanzanie et au Zaïre, pays voisins du Burundi. »




TÉMOIGNAGES : L'extermination d'une ethnie (Le Monde, 01/06/1972)

L'E.N.S. (2) a perdu soixante élèves (tous Hutu), l'U.O.B. (3) cent étudiants (tous Hutu). Le massacre continue. Par camions entiers on charroie, nuit et jour, des cadavres. On arrête tous les « suspects». On les oblige à se dévêtir. On les fait coucher à plat ventre, les mains derrière la nuque. On les cogne à coups de crosse, de bâton, de pierres. On les torture. Puis on les transperce à la baïonnette. Les bulldozers font le reste.Sans parler des innombrables règlements de comptes ! Dans les écoles, les élèves tutsi assassinent leurs camarades à coups de pierres, de machette, de bâton...La J.R.R., constituée en groupes d'autodéfense, «ratisse» les collines, tue les gens, incendie les fermes.




Des massacres du Burundi - A la prison de Bujumbura,les prisonniers sont exposés au soleil jusqu'à ce que mort s'ensuive ( Le Soir, 25.05.1972) Passant outre à la consigne du silence qui leur avait été donnée par le représentant diplomatique de la Belgique à leur départ de Bujumbura, des ressortissants belges récemment rentrés du Burundi témoignent de l'ampleur du génocide des Hutus mené par les Tutsi, dont une des cinq grandes familles du pays détient actuellement le pouvoir. Il s'agit du groupe des Bahimas du Sud, par ailleurs mal considéré, rapporte-t-on, par les autres grandes familles, royales celles-là.





Les relations entre le Rwanda et le Burundi sous le signe de la franchise et du réalisme /Kayibanda : « Arrêtez les tueries et reconnaissez  l'identité de chaque ethnie»  Pour le chef de l'Etat rwandais, il est "inutile de se réfugier derrière des théories inconsistantes", mais il faut, au contraire, oeuvrer pour la paix en reconnaissant l'identité propre de chaque ethnie et en abordant le problème de leur coexistence avec réalisme et avec justice.





Le sénateur Edward Kennedy alarmé par les évènements sanglants au Burundi. /WASHINGTON. - Le sénateur Edward Kennedy, qui est président  de la sous-commisslon sénatoriale pour les réfugiés a demandé ait secrétaire d'Etat, M. William Rogers, de faire preuve publiquement d'une certaine inquiétude au sujet des tueries et des réfugiés, au Burundi.Le sénateur démocrate du Massachusetts a déclaré, devant le Sénat: "Il est désolant de voir qu'après plusieurs semaines  de carnage au Burundi, il ne semble toujours pas y avoir de manifestations sérieuses d'inquiétude de la part de certains gouvernements, y compris le nôtre"





 Burundi: ce n'est pas fini /Signalons d'autre part que des informations fraîches en provenances du Burundi font état de nouveaux massacres de Hutus.L'indignation dans les pays limitrophes du Burundi est telle que certains se demandent si les  présidents Mobutu Sese Seko' (Zaïre) et-Nyerere, ne seront pas amenés à ne concerter pour exercer une pression déterminante sur le ,régime de Bujumbura. Mobutu choqué   Le président Mobutu Sese Seko a été choqué, dit-on, d'apprendre qu'il avait été mal informé par M. Simbananye lors de la demande d'assistance militaire burundaise.




 
Sous la pression de leur gouvernement : Les étudiants hutus du Burundi sont obligés de quitter l'École royale militaire
La persécution des Hutus, leur écartement de la vie sociale et de la vie tout court, se poursuivent au Burundi en défit des déclarations périodiques de la " Voix de la révolution"; qui annonce le retour au calme, la réconciliation, le pardon.Au moment où la radio de Bujumbura déclarait que le' Procureur général de la République, M. Philippe Minani, avait pris des mesures visant à restaurer l'unité nationale telles que des restitutions de biens aux familles des personnes condamnées, on apprenait que les élèves-officiers hutus de l'Ecole militaire belge devaient quitter cette école de par la volonté expresse du gouvernement du Burundi qui voulait aussi leur extradition. (Voir  "La Cité" du 2 octobre). Un grand émoi s'était même manifesté parmi les professeurs et étudiants belges qui craignaient que leurs camarades butus ne soient ramenés en avion de force et, ainsi, envoyés à la mort.




Après la tourmente:Bilan tragique et sombres perspectives au Burundi /En ce qui concerne le corps enseignant, on signale que tous les professeurs hutus des écoles secondaires ont été arrétés, ce qui veut dire qu'ils sont morts, ajoute-t-on. Il en est de même des quatre cinquièmes des moniteurs hutus des écoles primaires sauf dans 3 ou 4 paroisses.





1972-1997: maccabre anniversaire d'un génocide qui continue

En 1972, le Premier Ministre belge, Gaston EYSKENS, fut le premier Chef de Gouvernement étranger à qualifier cet acte innommable de « GENOCIDE ». Celui-ci n'épargna personne: des ecclésiastiques, aux simples fidèles, des militaires aux civils, des cadres politiques aux enfants d'écoles primaires,... Tous furent touchés ou prirent le chemin de l'exil. Pour couronner le tout, les autorités politiques burundaises expulsèrent tous les témoins étrangers gênants, spécialement des missionnaires et des coopérants.

A propos de ce génocide, le Professeur René LEMARCHAND (Génocide sélectif au Burundi, MRG, Rapport n°20, novembre 1974, p 13), a écrit en 1974: « On assiste à une sorte de violence « prophylactique » visant non seulement à décapiter la rébellion mais pratiquement toute la société hutu. Ainsi, s'ébauche à coup de baïonnettes un nouvel ordre social(...). Une société où seuls les Tutsi sont qualifiés pour accéder au pouvoir, l'influence et à la richesse. L'ethnie hutu, c'est-à-dire ce qu'il en reste, est à présent systématiquement exclue de l'armée, de la fonction publique, et pour ainsi dire de l'Université et de l'enseignement secondaire ».

Curieusement, des pays dits démocratiques comme la France s'empressèrent de voler au secours de cette dictature en assurant la coopération militaire que venait de suspendre courageusement la Belgique. Tout le monde se tut, y compris l'Eglise Catholique, malgré l'assassinat de 22 prêtres, religieux et religieuses. Par ailleurs, contrairement à d'autres génocides déjà reconnus dans le monde, la communauté internationale, l'ONU en tête, refuse de reconnaître le génocide hutu de 1972 au Burundi.

 

Des avions barundi attaquent des réfugiés hutus en Tanzanie / 36 personnes ont trouvé la mort / La Cité / 22 mars 1973

Une dépêche venant de Dar Es-Salam confirme les informations dont nous faisions état hier : le génocide des Hutus a repris vigueur au Burundi.
La Tanzanie a accusé mercredi le Burundi d'avoir bombardé trois villages tanzaniens, tuant trente six personnes parmi lesquelles huit Tanzaniens et vingt-huit réfugiés originaires du Burundi .
Un communiqué du ministère des Affaires étrangères déclare que des avions militaires burundais ont violé l'espace aérien tanzanien le 15 mars et ont bombardé les villages de Kakunga, Kibuti et Mubarazi, situés dans le nord du district de Kigoma près de la frontière tanzano burundaise.


TANZANIE: Trois villages ont été bombardés par un avion burundais  / La Cité /  24 - 25 mars 1973

Un porte-parole du gouvernement tanzanien a réaffirmé que les villages bombardés, la semaine dernière, par un avion du Burundi, sont bien situés en Tanzanie, écrit le journal gouvernemental de Dar-es-Salam, "The Daily News".
Le porte-parole a précisé que ce bombardement, qui a fait trente-six morts et seize blessés, avait eu lieu à 500 mètres à l'intérieur du territoire tanzanien. Il a indiqué qu'un avion avait été mis à la disposition de l'ambassadeur du Burundi en Tanzanie pour qu'il se rende dans le secteur bombardé et puisse ainsi juger de lui même.

 

AFRICAN SEEKING U.S. HEARING ON BURUNDI KILLINGS

By MARVINE HOWE
Published: March 08, 1987 (The New YorkTimes)

For the last 15 years, an African woman has sought to focus public attention on the mass killings in Burundi in 1972, win compensation for the families of victims and rehabilitate the name of her husband, a former Cabinet minister who was executed after he was accused of being an author of an uprising that preceded the killings.

The woman, Rose K. Ndayahoze, contends that the killings in the small East African nation constituted ''an organized genocide'' of more than 200,000 Hutus, the country's main tribe, by the ruling Tutsi minority.

The Burundi Government, however, in its official report, said some 50,000 Tutsis were victims of a Hutu plot to seize power, with the backing of Belgian Christian trade unions.

Mrs. Ndayahoze, who is now a Canadian citizen, said she had come to New York to appeal to the Canadian and African missions to bring her husband's case before the United Nations Commission on Human Rights. Over 5 Million Inhabitants

''The commission mentions the Burundi massacres in its 1985 report on genocide,'' she said. ''But I want to know what action has been taken to get Burundi to assume its responsibilities and assure this won't happen again.''

What is clear today is that much is still not known about the killings of April and May 1972.

Both Burundi and neighboring Rwanda won independence from Belgium in 1962 and both are among Africa's poorest, most densely populated countries, each with over five million inhabitants. For centuries, the two countries were dominated by the Tutsi tribe, comprising less than 15 percent of the population, while the Hutu majority lived largely as serfs. In 1959, Hutus in Rwanda successfully overthrew the Tutsi leaders, but in Burundi, several Hutu attempts to challenge Tutsi rule have failed.

Rene Lemarchand, a professor at the University of Florida and a leading authority on Burundi, said the facts of the 1972 massacre were ''terribly murky.'' In a report, ''Selective Genocide in Burundi,'' Mr. Lemarchand said Tutsi fear of a slaughter played ''a crucial part'' in purges that followed the Hutu uprisings. 'Genocide in 1972'

A former United States Ambassador to Burundi and author of ''Burundi: The Tragic Years,'' Thomas Patrick Melady, said events of 1972 ''can be established as genocide without question.''

The chief Burundi delegate to the United Nations, Jonathas Niyungeko, said in an interview Friday that ''we regret all the killings of 1972 and do not want it to happen again,''

Emphasizing the ''peace and stability,'' in Burundi, he questioned why Mrs. Ndayahoze has raised the issue now and suggested ''someone or some organization'' was behind her.

Rejecting her accusations of mass killings of Hutus, Mr. Niyungeko said that Mrs. Ndayahoze's husband was one of the leaders of the Hutu uprising and that therefore there was ''no question of compensation.'' Policy of 'Reconciliation'

Col. Jean-Baptiste Bagaza, who took power in Burundi in 1976, began a policy of ''ethnic reconciliation,'' and there have been no reports of major Hutu-Tutsi violence since then. But the Government acknowledges problems with independent Roman Catholic, Protestant and Moslem organizations.

The Minority Rights Group, based in London, says in its report ''Burundi and Rwanda'' to be published in April, that the supremacy of the Tutsi minority has been maintained.

Mrs. Ndayahoze remains adamant in her position that the Hutu uprising of 1972 was ''engineered by a group of Tutsi officials'' to provide a pretext for the repression of Hutus.

Mrs. Ndayahoze is herself a Tutsi; she fled Rawanda with her family after the Hutus seized power and sought asylum in Burundi in 1960. There, she married a Hutu, one of the few to hold high army rank and a Cabinet position. Husband Was Executed

Her husband, Martin Ndayahoze, was named Minister of Information in 1966 and became Secretary General of the ruling party in 1969. In March 1971, he was dismissed from the Government and returned to the army. He was arrested on April 30, 1972, and was executed several days later.

Mrs. Ndayahoze identifies former Foreign Minister Artemon Simbananiye as leader of the group, which she says included the former Minister of Interior and Justice, Albert Shibura; the former Minister of Information, Andre Yanda; the former army commander in chief, Thomas Ndabemeye, and Sylvere Sota.

She describes a complex plan by Mr. Simbananiye's ''group of southerners'' aimed to consolidate their power. This involved crushing an alleged Hutu coup attempt in 1969, a show trial to eliminate northern Tutsi rivals in 1971, moves to provoke monarchists and attempts to frame her husband.

On April 29, 1972, President Micombero dissolved his Government, apparently to calm public opinion, according to Mrs. Ndayahoze. Her husband went to a soccer match, and she spent the afternoon shopping. That evening, she said, they heard there was trouble, with people moving about the city with machetes.


 

 

 

1988

|RETURN

 

 

 

   VICTIMES

HUTU TUTSI
Entre 5000,
25000 et 100 000
10

 

BURUND I: POURQUOI LE MASSACRE ? / JEUNE AFRIQUE / 31 AOÛT 1988
Burundi: pourquoi le massacre?  De cent mille à trois cent mille morts lors des affrontements de 1972(photo).Seize ans plus tard, la hache de guerre est de nouveau déterrée entre Tutsi et Hutu, et les morts s'accumulent. Pourquoi? 

LE BURUNDI S'EMPLOIE A DEDOUANER SON ARMEE/LE MONDE/
30 AOÛT 1988 - Le brouillard se dissipe très lentement sur le tragique exode auquel ont été contraints, il y a environ deux semaines,plusieurs dizaines de milliers de ressortissants du Burundi, en grande majorité Hutu, à destination du Rwanda. De Genève, où il a rencontré, dimanche, le secrétaire général des Nations Unies, M. Javier Perez de Cuellar, le ministre burundais des Affaires étrangères, M. Cyprien Mbonimpa, déclarait que « la situation est désormais sous contrôle » et que « le sang ne coule plus ». Face à lui, M. Perez de Cuellar n'avait pu qu'exprimer son « inquiétude concernant les causes humanitaires ", après avoir insisté sur le caractère intérieur des violences burundaises.

BURUNDI : TEMOIGNAGES SUR LES MASSACRES « ILS ONT INCENDIE MA MAISON AVEC MES ENFANTS A L'INTERIEUR... » / LE MONDE / JOSÉ ALAIN FRALON / 25 AOÛT 1988 - 
BUTARE(Rwanda) de notre envoyé spécial
« Le mercredi, les militaires sont arrivés dans nos villages. J'étais dans la bananerais et ils m'ont blessé. lis ont fait entrer les enfants dans la maison et ils ont mis le feu. Alors, je me suis enfui avec ma femme. Je marchais la nuit. Le jour, je me cachais dans la forêt. Je voyais des militaires partout.. Je l'entendais, ils disaient : « Tous les Hutus doivent être exterminés. »Il y avait aussi des hélicoptères. Je suis arrivé lundi au Rwanda. Je ne pouvais plus marcher, ma femme me tirait. Je ne retournerai, plus chez moi, dans mon pays, tant que ce régime durera. J'ai peur. »

MASSACRES D'ENFANTS PAR LES TROUPES GOUVERNEMENTALES
Vers le milieu du mois d'août 1988, des milliers de personnes ont été tuées en République du Burundi - Afrique centrale. Il semblait tout d'abord que ce s énormes pertes de vies humaines s'étaient produites lors d'affrontements entre les deux principales communautés ou groupes ethniques (1), les Hutu et les Tutsi. Cependant, il est rapidement devenu manifeste que beaucoup de ces meurtres, probablement la plupart, se sont produits après l'intervention des troupes gouvernementales dans la région où avaient éclaté des troubles entre les communautés. Les premières informations relatives à ces meurtres ont été connues à l'extérieur du pays vers le milieu du mois d'août ; depuis lors, de plus en plus d'éléments de preuve ont pu être obtenus montrant que les forces armées du Burundi sont responsables d'exécutions en masse de civils non armés, et que de nombreuses victimes étaient . des enfants, parmi lesquels des enfants en bas âge, qui n'avaient jamais participé à aucune des émeutes violentes précédentes. Ils ont été désignés et exécutés simplement parce qu'ils étaient Hutu ainsi que leurs parents et qu'ils vivaient dans une région où des membres de la communauté Hutu avaient attaqué et tué des Tutsi, dans les communes de Marangara et de Ntega, situées respectivement dans les provinces de Ngozi et de Kirundo du nord du Burundi

 Burundi jusques  à  quand ?
En 1972, de 150.000 à 300.000 personnes avaient été tuées en quelques mois, en majorité des Hutus.
Le gouvernement burundais justifie les meurtres de masse par la répression nécessaire d'une tentative de renversement du pouvoir de la part des Hutus. L'opposition hutu parle d'un plan d'élimination soigneusement préparé. Ce qui est sûr, c'est qu'en quelques mois, cette année-là, tous les responsables hutus - ministres, officiers, fonctionnaires - ont été éliminés, puis les cadres moyens et inférieurs, les instituteurs, des prêtres... bref tous les Hutus qui avaient un tant soit peu d'instruction, jusqu'aux écoliers. Les Hutus restant ne pouvaient, apparemment, qu'être paysans ou artisans.

L'armée en question :
Composées, en majorité, de Tutsi, les troupes gouvernementales sont-elles vraiment allées trop loin dans la répression ?
Selon son directeur, l'hôpital de Kiremba n'était pas un modèle d'harmonie ethnique.  Apprenant que les Hutu étaient accusés de massacrer des Tutsi, les seize infirmiers et les vingt-huit employés hutu de l'hôpital n'osaient plus quitter leur lieu de travail,  par crainte de représailles. Ils y étaient  encore, le 31 août, après ayoir offert de se laisser tuer pour que cesse la tension au sein de l'établissement... Dans la nuit du 18 août, toujours selon les notes du Dr Schmidt, sept personnes  (hutu, bien sûr) ont été exécutées par les militaires. Parmi, elles,le menuisier de l'hôpital qui a été décapité. Le 20 août, le médecin-major Daradangwe a informé son confrère (civil) de la fin des hostilités. Prudent, le personnel hutu a refusé de quitter l'Hôpital. Ce jour-là, Schmidt a enregistré une forte augmentation du nombre des blessés (surtout des femmes et des enfants).

Les Hutus fuient la folie des Tutsis: des récits et des chiffres hallucinants 
 
Boutare, 23 août.  Les affreuses blessures par balles et par éclats de grenades en témoignent à suffisance: les 80 enfants (en majorité), femmes et hommes soignés à l'hôpital de Boutare, au sud du Rwanda, sont les survivants d'un massacre systématique perpétré à l'arme a feu, certainement pas à l'arme blanche, par les militaires burundais qui ont ratissé de très nombreux villages de la province septentrionale.

L'enfer burundais raconté par les blessés : Grenades à gaz, mitraillades, coups de baïonnette : les armes du massacre
Beaucoup de réfugiés ont décrit la manière dont ils ont fui les massacres de l'armée burundaise, contredisant la version du gouvernement de Bujumbura qui affirme que l' ethnie majoritaire hutu ( 85 p.c. de la population) a massacré des membres de l' ethnie tutsi au pouvoir. On ne sait toujours pas le nombre de victimes - il varie entre 5.000 et 50.000 morts. Soixante-six réfugiés, parmi les plus grièvement blessés sont soignés à l'hôpital universitaire e Butare. Le directeur de l'hôpital, le Dr Jean Gahungu, a déclaré que les neuf dixièmes des réfugiés soignés étaient des Hutus et que ceux qui étaient capables de raconter leur calvaire avaient décrit dans le détail des massacres commis, par l'armée burundaise, majoritairement tutsi.

Burundi: du napalm contre des paysans ? C'est ce qu'affirme l'opposition hutu, qui parle de vingt mille morts
certains Tutsis, appuyés par des militaires tutsis, commencent à assassiner des Hutus refoulés «sous prétexte qu'il s'agit de rebelles venus du Rwanda». Le 16, les paracommandos de Gitega viennent prêter main forte aux militaires de Ngozi.  Le 17, dans la commune de Marangara et à Ntega ( province de Kirundo), des militaires tutsis tirent sur des Hutus. "A l'aide de trois hélicoptères. ils incendient au napalm les populations de plusieurs endroits des deux communes. ce qui explique la présence de Tutsis tout autant parmi les morts que parmi les réfugiés arrivés au Rwanda. Cette opération, selon certains témoins, se solderait approximativement par 28.000 morts et 10.000 réfugiés", affirme le communiqué. Précisons que des sources de «La libre Belgique», interrogées au Rwanda, affirment que certains des réfugiés sont brûlés.

BURUNDI: les affrontements ethniques -Le gouvernement refuse toute enquête internationale mais sollicite une aide financière
M. Cyprien Mbonimpa, ministre des affaires étrangères du Burundi, a rencontré dimanche 28 août, à Genève, M Perez de Cuellar, secrétaire général des Nations unies, et M. Jean-Pierre Hocké, haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés. Après avoir "informé" le premier sur la situation dam son pays, il a sollicité une aide de 15 millions de dollars auprès de la communauté internationale. Cet argent est destiné selon lui à loger, à vêtir et à nourrir pendant trois mois, soit jusqu'aux prochaines récoltes, les quelque cent mille sans-abri dont les villages ont été incendiés.
    En revanche, il a refusé catégoriquement toute enquête internationale sur les récents événements , car, affirme-t-il, le calme en rétabli et la situation maîtrisée su l'ensemble du territoire. L' entretien du ministre avec M. Hocké a porté sur le sort des quarante-quatre mille réfugiés du Burundi qui on fuit les massacres et trouvé asile au Rwanda.

DES SIGNES DU TRIBALISME INVETERE DES TUTSI DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES AU BURUNDI: SITUATION ET TEMOIGNAGES / INFORMATIONS SUR LE BURUNDI / B.I.I.B.-I.O.I.B. / BUREAU INTERNATIONAL D'INFORMATION SUR LE BURUNDI / SADY NOËL / 15 OCTOBRE 1988
Au Burundi, la grille tribale dans le système de l'enseignement constitue une bombe à retardement qu'il convient de désamorcer, car le peuple hutu de ce pays vit dans un système de discrimination institutionnalisée, réelle mais inavouée. Ainsi, le régime fait tout pour empêcher les enfants hutu de bénéficier de l'enseignement secondaire et supérieur, allant jusqu'à décourager la création d'écoles privées. Le Lieutenant-colonel Jean Claude NDIYO, ex Ministre de l'Education Nationale, croit que Isidore HAKIZIMANA, son prédécesseur, a été imprudent de laisser quelques hutu accéder à l'enseignement secondaire et supérieur.Pourtant, le chiffre qui effrayait les nouvelles autorités de Bujumbura pour l'année 1987 88, ne dépassait guère 10% de l'effectif total des inscrits.
Une nouvelle stratégie : le régime du Major Pierre BUYOYA a juré d'exacerber la colère du peuple hutu pour l'inciter à des révoltes qui seront suivies par une répression sanglante. En même temps, il utilise des étudiants tutsi pour semer la panique dans les écoles. Toutes ces démarches visent à rendre les hutu coupables d'avoir voulu déstabiliser la IIIème République. Par cette tactique, le dépeuplement des écoles d'élèves hutu sera accompli pour former des cadres homogènes tutsi .

1991

|RETURN

 

   VICTIMES

HUTU TUTSI
551, 3000 ou 30 000 0

 


MISSION D'ENQUETE AU BURUNDI
La répression continue de façon plus sélective. Ainsi, nous avons pu constater à Bubanza que des intellectuels hutu (p.ex. enseignants) sont arrêtés et obligés de faire des fausses déclarations sous la torture; sur base de ces "aveux", d'autres personnes sont arrêtées et ainsi de suite.  Ailleurs également, et notamment à Bujumbura, les arrestations continuent. Dans d'autres endroits, l'armée se livre toujours à des exactions et des pillages. Enfin, des réfugiés qui arrivent fraîchement au camp de Nshili (Rwanda) apportent des témoignages que l'armée continue occasionnellement à tuer des gens, notamment à Murwi et Musigati, ainsi que dans la forêt de la Kibira près de la frontière burundo- rwandaise.

La CEE demande une enquete "impartiale" sur les violences  commises par l'armée burundaise  fin novembre  
Le ministère des Affaires étrangères du Portugal, qui assure actuellement la présidence de la CEE, a déclaré dans un communiqué que "la Communauté et les Etats membres condamnent fermement les agressions perpétrées par le Palipehutu (Parti pour la libération du peuple hutu) les 23, 24 et 25 novembre dernier contre la population civile du Burundi. Il ajoute que la CEE a accueilli avec satisfaction, selon le communiqué, les "conseils de modération" donnés aux militaires du Burundi mais »manifeste son indignation face aux actions violentes de certaines, unités militaires à  Bukinanyama, à Gihanga, à Muzinda et à Musaga". 

1992: FAUT-IL ENCORE LAISSER LE REGIME DE PIERRE BUYOYA CONTINUER LES  MASSACRES DES HUTU DU BURUNDI POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR ?
3.000 morts recensés par la Commission d'Enquête des ONGs belgo- allemande -hollandaises pour les massacres qui ont commencé fin novembre 1991 (chiffre que l'on pourrait multiplier par 10).

 Enquête au Burundi  suite aux événements  de novembre 1991
Le gouvernement burundais avance le chiffre très précis de 551, ce qui nous permet de supposer que les noms de ces personnes sont connus. Pourriez-vous nous fournir cette liste, en indiquant par commune ou zone: l'identité de chaque victime, la date de sa mort, les circonstances de cette mort, les responsables (assaillants ou forces de l'ordre - soit lors des affrontements initiaux, soit après), la date et le lieu d'enterrement. Ces données nous permettraient de comparer avec les listes en notre possession. 

Incidenten bedreigen demokratizering Burundi
Volgens een tweede tese zou het gaan om een provocatie van Tutsi-extremisten. Sinds zondag vluchtten 1.300 Burundezen naar Rwanda... De vluchtelingen zijn allen Hutu's, de etnische minderheid in Burundi. Volgens sommige getuigenissen hebben de vluchtelingen hun land verlaten omwille van de gewelddaden van Burundese militairen.

 
*

1ère Partie

Guerre civile au Burundi 

1993 à 1996

 

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   VICTIMES

HUTU TUTSI Année
~75000 ~5 000 1993
~75000 ~1000 1994
~50 000 ~ 500 1995

~ 100000

~1000 1996

 

 

Il faut remercier le travail des journalistes étrangers car dès l'assassinat du Président NDADAYE, la plupart d'entre eux, au Burundi, ont dû  travailler sous le contrôle de la censure  des putschistes.  "Ce sont les militaires et les gendarmes qui vous montrent où aller. Et même, qui proposent un discours ..."   

 Pouvoir et libertés fondamentales au Burundi
Erick-Bayard Rwantango

Le 1er Juin 1993, la vapeur est renversée : les élections présidentielles sont remportées par un opposant du Frodebu, Melchior Ndadaye (le 1er Hutu à accéder à la magistrature suprême au Burundi), le même parti qui remportera les élections législatives du 29 Juin de la même année.
Au lendemain de l'annonce par le ministre de l'intérieur des résultats des élections présidentielles, l'opinion tutsi proche de l'Uprona et ses satellites crie à la trahison des Hutu. Les journaux extrémistes tutsi montent au créneau et répandent que les élections ont été ethnicisées, que le vote a été ethnique et que c'est donc un coup d'État ethnique et que la minorité n'acceptera pas la loi du nombre. Pour la première fois donc, les Tutsi reconnaissent être numériquement une minorité ethnique. Des manifestations d'élèves d'étudiants et de fonctionnaires téléguidées par l'Uprona et ses partis satellites commencent dans toute la capitale et plus tard dans certains chefs-lieux de provinces. Cette radicalisation de l'ethnisme dans la jeunesse aboutit à la création de la Solidarité Jeunesse pour la défense des Droits des Minorités (Sojedem) par le frère dominicain Déo Niyonzima. Cette association fut qu'agréée dans des conditions aussi louches qu'illégale en tant que milice. (CONSTRUIRE L'ETAT DE DROIT)

Les  événements à partir d'Octobre 1933 couvert par les médias/A military coup in Burundi appeared to be faltering yesterday after army generals asked the prime minister to come out of hiding and form a new civilian government, writes Leslie Crawford from Nairobi./By LESLIE CRAWFORD  Members of Mr Ndadaye's government who have taken refuge in western embassies said they would not negotiate with the plotters while the Tutsi-led army continued to massacre Hutu peasants. Aid agencies said more than 200,000 Hutus - Burundi's main ethnic group had fled into Rwanda and dozens of people, including children, had died since Thursday's coup

BURUNDI: LA DESCENTE AU PAS DU PUTSCH(1993-2000)  (Format DOC) - Augustin Nsanze  Burundi /Québec, 2002

Genocide Coding: Burundi
L' Université du sud de Californie  reprend les évènements de 1993 à 1994

Preventing Genocide in Burundi/Lessons from International Diplomacy/Stephen R. Weissman
The October 1993 assassination of Burundi’s first Hutu president, Melchior Ndadaye, by soldiers from the country’s Tutsi minority provoked interethnic massacres that took approximately 50,000 Hutu and Tutsi lives and destabilized a fledgling democracy. The situation quickly inspired diplomatic and other initiatives to prevent further conflict. But the greatest impetus for international peacemaking was the spring 1994 genocide of an estimated 800,000 Tutsi (and liberal Hutu) in neighboring Rwanda. It was widely recognized that the international community had failed to prevent or stop the Rwandan holocaust. The conviction grew that in Burundi, “The international community must not again be caught unprepared.”  Nevertheless, it is clear that the international community has been unable to control the onrushing violence, much less mediate a political solution. The death toll in Burundi has risen to an estimated 150,000, 21/2 percent of the population of six million. At least 800,000 Burundians have lost their homes, including approximately 250,000 refugees, 250,000 internally displaced persons, and 300,000 forced into official “regroupment camps as the government battles a rising Hutu-led insurgency.

 

La politique de regroupement forcé : Depuis février 1996, la politique de regroupement forcé de la population dans des camps protégés par l’armée s’inscrit dans cette tactique militaire visant à isoler les rebelles de la population. Au premier semestre 1997, la population regroupée était de 350 000  personnes. A partir du deuxième trimestre 1997, le gouvernement a décidé de démanteler les camps, et de renvoyer les paysans cultiver leurs parcelles. Mais, en détruisant les habitations et regroupant la population hutu, cette politique a accentué la ségrégation croissante entre les différents groupes ethniques et la "ghettoisation" territoriale. En effet, la plupart des Tutsi vivent aujourd’hui dans la capitale, "ethniquement purifiée" de la population hutu en 1995 ou dans des camps de déplacés protégés par l’armée et créés lors des massacres de 1993.

 

COUP D'ETAT DU 21 OCTOBRE 1993
Pour camoufler sa complicité dans le putsch, l'ancien président Pierre Buyoya téléphona dans la matinée du 21 octobre 1993 partout dans le monde par télécel, pour désinformer l'opinion, en affirmant que le coup d'Etat était l'oeuvre de son prédécesseur Jean Baptiste Bagaza et de l'ancien ministre Cyprien Mbonimpa. Le but de cette manoeuvre d'intoxication était de se disculper et de faire arrêter ou tuer ses deux ennemis tout en faussant les enquêtes. Quelle perfidie!  Dès le matin du 21.10.1993, juste après l'assassinat du président de la République Melchior Ndadaye, les hauts responsables du parti UPRONA, Charles Mukasi, Alphonse Kadege, Libère Bararunyeretse et Jean Baptiste Manwangari furent conduits à l'Etat Major de l'armée pour organiser la reprise du pouvoir en collaboration avec les officiers d'Etat Major.

Jacht op de Hutu's duurt voort
Gisteren patrouilleerden militairen in burgerkledij en reden ze met gewone auto's door verscheidene volkswijken van de hoofdstad. Hier en daar werden mensen lastig gevallen en opgepakt. Er zouden lijsten bestaan van maar liefst 10.000 Hutu's die moeten verdwijnen, beweerde de BIA-korrespondent nog.
Bisschop Jéróme Gapangwa van het Zaïrese Uvira stuurde zondag een noodkreet de wereld in. „De slachtpartijen zijn begonnen.

 

Burundezen slachten elkaar af
Marc vertelt hoe Paul, een jonge Hutu die als tekenaar voor zijn medisch hulpprojekt werkte, maandagmorgen op straat gevraagd werd waar David, zijn vriend en een bekende Frodebuaanhanger, was. Toen hij de soldaten zegde dat hij dat niet wist kreeg zijn zwangere vrouw het bevel verder te lopen. Paul kreeg een revolverkogel door het achterhoofd. De jonge man was vier maanden getrouwd.

 

BURUNDI: QUAND LE GENOCIDE ET DES CRIMES CONTRE L'HUMANITE DEVIENNENT UN "FONDS DE COMMERCE"(PDF) - Pour le CAAB, Tharcisse NSAVYIAMANA, Secrétaire Général, Ancien Président de la Ligue Burundaise des DH "ITEKA"... :

 

Burundi: Egypte om troepen gevraagd. (25 oktober 1993)
Coup stort Burundi in chaos / BRUSSEL - "De putschisten hebben de situatie niet meer in de hand. De regering zit verspreid en ondergedoken. Het machtsvacuüm voert nu al naar ongekontroleerde wraakakties en massamoorden."

 

 

Burundi blijft hopen op buitenlandse interventie
Het motief voor de staatsgreep was het omverwerpen van de demokratie, stelde ambassadeur Ngendanganya, die vorige week nog in Bujumbura verbleef en pas eergisteren in Brussel arriveerde. De internationale gemeenschap investeerde zwaar in de overgang naar de demokratie en mag daarom nu niet onverschillig of afwachtend toekijken. Zij moet meer doen dan de hulpverlening aan de vluchtelingen.„We herkennen het scenario van 1972, toen heel de Hutu-elite uitgemoord werd", aldus de Burundese ambassadeur. „Het verschil vandaag is dat de bevolking intussen politiek bewust werd en dat niet langer aanvaardt. Juist daardoor is deze staatsgreep mislukt".

 

M E M O R A N D U M de la SECTION DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU EN BELGIQUE A L'OCCASION DE LA VISITE de M. Antoine NDUWAYO, Premier Ministre du gouvernement du BURUNDI
La même attitude, hautement irresponsable et criminelle a été observée en maints autres endroits. Qu'il suffise de rappeler le massacre crapuleux de centaines d'étudiants hutu sauvagement assassinés à  l'Université du Burundi par leurs condisciples tutsi le 11 juin 1995; ainsi que nombreux assassinats perpétrés dans les établissements de l'enseignement secondaire à travers le pays. Par ailleurs, dans sa lettre du 23 novembre 1995, le Président du parti SAHWANYA-FRODEBU, ulcéré par le silence persistant de NDUWAYO, lui lançait un énième cri d'alarme en fustigeant les forfaits commis par l'armée dans les provinces de Kayanza, Bujumbura-rural, Gitega, Kirundo, Ngozi, Bubanza et Cibitoke. Le
président du parti SAHWANYA-FRODEBU attirait alors l'attention de Monsieur NDUWAYO sur le fait qu'il était "scandaleux, intolérable et inadmissible que près de 500 citoyens innocents soient massacrés dans une petite zone comme Gisagara, que plus de 2000
citoyens innocents soient massacrés en un mois dans un petit pays comme le Burundi et que ni le Gouvernement, ni les médias publics et privés n'en disent aucun mot"
. Monsieur Jean MINANI concluait sa lettre en "espérant que ce dernier cri d'alarme sera entendu et que cette furie d'extermination d'une composante de la population burundaise va être stoppée et ses auteurs punis conformément à la loi...". Hélas, force est de constater aujourd'hui que ce cri est tombé dans les oreilles d'un sourd.

 


"Scandale d'une enquête de l'ONU"  / 
en format pdf. Vous pouvez l'imprimer)

Scndale d'une enquête de l'ONU au BURUNDI

Document réalisé par le GROUPE DE REFLEXION ET D'ACTION POUR LE BURUNDI en 1997 suite au RAPPORT S/1996/682 de l'ONU sur le putsch sanglant du 21 octobre 1993.

" Des témoins manipulés ... On peut relever beaucoup de passages où la CEI semble être consciente que les témoins sont mal choisis: dans les camps de déplacés par exemple, ce ne sont pas les enquêteurs qui choisissent les témoins en fonction de critères connus; c'est le chef de camp qui désigne les témoins. Dans les prisons, c'est le procureur qui sert d'intermédiaire. Ailleurs, la CEI avoue que les Hutu n'osent pas témoigner et que ceux qui s'aventurent subissent des représailles. Par ailleurs, l'escorte des enquêteurs par des gendarmes tutsi n'est pas de nature à rassurer les Hutu (54). La CEI reconnaît aussi que les témoignages sont le plus souvent contradictoires chez la même personne et qu'on a l'impression qu'ils ont été appris par coeur, que les témoins donnent l'air d'avoir été manipulés. Encore une fois, la CEI n'en tire pas les conséquences qui s'imposent, à savoir la disqualification de ces témoignages comme preuves. Bien au contraire: c'est sur base de ces faux témoignages qu'elle tirera, contre tout bon sens, des conclusions de culpabilité. Cela relève de l'irresponsabilité. 

 

België veroordeelt staatsgreep tegen president Burundi.

Para's zetten donderdag de demokratisch verkozen president Melchior Ndadaye van Burundi af.Elk verzet werd snel neergeslagen. De president zou samen met drie topfiguren van het regime geëxecuteerd zijn. De Burundese ambassade in Rwanda schreef de coup toe aan de afgezette ex-president Jean-Baptiste Bagaza en stafchef kolonel Jean Bikomangu van het leger.

 

 

PROVOKATIES VAN TUTSI'S IN BUJUMBURA. 

De Burundese ambassadeur in Brussel, Jean Ngendanganya, wijst de leiding van de radikale Tutsi-partij Raddes en extremisten uit de voormalige eenheidspartij Uprona als aanstokers van, de aktie aan. Zij wisten zich volgens hem gedekt door luitenant-kolonel Jean-Bosco Daradangwa, die zichzelf kort na de staatsgreep van 21 oktober 1993 als legerwoordvoerder naar voren schoof. Op verscheidene plaatsen en tijdstippen voegde Daradangwa zich gisteren persoonlijk bij de aktievoerders,die zegden dat zij protesteerden tegen de mogelijke komst van een vredesmacht van de Organizatie voor Afrikaanse Eenheid(OAE ).

 

Doden in Bujumbura
De operatie „Dode Stad" die enkele kleine partijen van extreme Tutsi's donderdag in de hoofdstad Bujumbura voerden, kostte een tiental burgers het leven. Dat zei een hoge Burundese ambtenaar.In de volkswijken Kamenge en Cibitoke leidden de provokaties tot uitbarstingen van geweld. De zegsman telde zelf drie doden, maar beweerde dat er een pak meer moeten zijn.

 

Paralysis of the Government

The Special Rapporteur was relieved to find that the "dead town" operation, of which he had had a foretaste in Bujumbura at the end of his stay, and which had been organized following the defection of the above-mentioned parties calling for the replacement of the President of the Republic at the end of 1995 and the strike order issued by the SOJEDEM and other extremist groups, had not finally achieved the destabilization of the country through violence and that the situation had remained calm in the localities of Gitega and Ngozi, despite the work stoppage observed on 15 January 1996. Before leaving Burundi, the Special Rapporteur noted the firmness shown by the Burundi authorities in stationing large numbers of troops along the main roads of the capital. It remains to be seen whether these recent developments mark a real turning point in the political life of the country or whether they amount only to a delaying action.    On the other hand, the Special Rapporteur was disturbed to learn that those same authorities had released, on about 10 February, the President of SOJEDEM and the President of the Conseil national du personnel de l'enseignement secondaire (CONAPES), who had been the originators of many tracts calling for the removal from office of the President of the Republic, after arresting them in mid-January and thenceforth detaining them at the Mpimba central prison in Bujumbura. He hopes this decision does not mean that the Burundi judicial authorities are renouncing their intention of taking appropriate judicial action against the distributors of illicit tracts prejudicial to State security and public order. The Special Rapporteur is also very surprised that the respective Presidents of PRP and RADDES, placed under house arrest during this same period, should have had their freedom of movement restored two days before the release of the President of SOJEDEM. He further stresses that these events are closely linked to the consideration of the complaint launched by SOJEDEM with the Constitutional Court, which must shortly decide the question of the unconstitutionality of the appointment of the President of the Republic, designated under the Convention of September 1994. (U.N. -E/CN.4/1996/16/Add.1 27 February 1996)

 

 

 

Moord en doodslag in Burundi
Volgens die bronnen lagen er wel zestig tot tachtig lijken aan de rand van de weg en op enkele kruispunten in Kamenge zelf. Volgens het ANB en het Italiaanse informatiebureau Alfa Zeta waren de meeste slachtoffers van zondagnacht leden van de Hutu-meerderheid. Die zouden vooral zijn omgebracht door militairen en gendarmes, die ook pogingen zouden hebben ondernomen om de lijken achteraf met vrachtwagens weg te brengen. Andere bronnen konden niet bevestigen dat het vooral het leger was geweest dat moordde.

 

Parti Sahwanya-Frodebu 19 décembre 1995 : SITUATION DE LA MAGISTRATURE BURUNDAISE.FACE A LA CRISE.
Massacres à l'Université du BURUNDI / Dans la nuit du 11 juin 1995, une vingtaine d'étudiants hutu ont été massacrés par leurs confrères tutsi au Campus MUTANGA, campus gardé par des éléments de la gendarmerie. Le Recteur, Monsieur RURIHOSE Fidèle sur qui pèse les charges des rescapés, osera quitter le campus après l'assassinat de la première victime. Des témoins pointeront du doigt les présumés assassins dont la liste ci-après :NOM ET PRENOM FACULTE OU INSTITUT ANNEE / 1. MADIRISHA Willy 2. BIDAGAZA Bernard alias Vache 3. NKURUNZIZA Clément 4. NTWARI René-Christian 5. BIYAKA Pontien 6. NDIRIJORO Jean-Pierre 7. BIZIMANA Paul 8. NARAGUMA François 9. NISHIRIMBERE Albert10. GASANA Aimé-Parfait11. BIGIRIMANA Méthode12. MAHORO Anicet13. MBOGO Alexis14. BUGAGA Christophe15. BARUTWANAYO Pontien16. MARAMATEGEKO Hugo17. NTAKARUTIMANA Nestor18. NZOKIRA Donatien19. NIYONGABO Jean20. NEGAMIYE Déo21. NDAGIJIMANA Stany22. NDAYIZEYE Mamert23. RUSHATSI René24. NKURUNZIZA Prime25. NIYONKURU Samson26. Gilbert27. Thomas28. Appolinaire29. NZEYIMANA Aimé FLSHFLSHFLSHMEDECINEEXCLU -MEDECINEDROITFSEASCIENCESFLSHFLSHFLSHFLSH -...



CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS MARQUANTS DE FEVRIER 1995 A JUILLET 1996



LE MASSACRE DE KIRI-BUGABIRA 
 
La fosse fait quatorze mètres sur quatre : elle doit contenir plusieurs dizaines de cadavres, peut-être quarante, ou deux fois plus ou trois fois plus, selon le nombre de "couches".
L'état des corps indique que le massacre n'a vraisemblablement pas eu lieu en octobre 1993, mais quelques semaines avant notre visite seulement...En effet, après des concertations au camp rnilitaire, le Gouverneur nous convoque à une réunion à laquelle assistent d'une part le Procureur de la République et des militaires haut-gradés, commandants de régions ou de district, et d'autre part la délégation de PHR et d'Amnesty International, des représentants du HCR et deux observateurs de la MIOB (5). Au  cours de cette réunion, le Gouverneur nous communique qu'il ne peut autoriser une exhumation de la fosse commune de Foko.  La raison principale du refus est le risque d'atteinte à l'ordre public.

UN AMBASSADEUR TÉMOIGNE SUR LE SITE DE LA FOSSE COMMUNE DE FOKO
Durant mes 7 mois ici en tant qu'Ambassadeur,,j'ai voyagé plusieurs fois dans votre pays et rencontré beaucoup de gens. J'ai compris l'espoir, pressant chez la plupart des Burundais, de voir la démocratie l'emporter. Je ressens aussi leurs souffrances quand leurs maisons sont brûlées, des villages détruits et qu'il en va de même pour leurs espoirs. Pour que ces espoirs ne soient pas détruits, le Burundi doit arrêter ses combats au sein de la coalition gouvernementale, pour qu'elle puisse mettre fin aux combats au sein de la population.   Permettez-moi d'être plus précis sur les problèmes auxquels nous faisons face. Depuis mon arrivée ici, j'ai reçu des rapports faisant part d'actes de violence terribles à l'intérieur du pays. J'ai personnellement mené des enquêtes sur certains de ces incidents. J'ai rapporté ces faits aux plus hauts responsables. Ils n'ont Jamais assumé leurs responsabilités ni, à ma connaissance, interrogé ou arrêté qui que ce soit. Toutefois, on ne peut s'attendre à ce que l'armée entreprenne ces réformes toute seule. Cela doit être suivi par l'autorité politique... Il ne peut y avoir de sécurité réelle ni de justice à l'intérieur du pays, sans qu'il y ait de stabilité et de justice au sein du gouvernement, à Bujumbura.

La discrimination ethnique dans l'enseignement au Burundi

L’ élite hutu décimée

Génocide des Hutus au Congo(Est -Zaïre):Quand tout interfère : l'exemple d'Uvira en octobre 1996
Que se passait-il de si grave dans cette province de Cibitoké, qui a pu conduire à l'embuscade qui a coûté la vie à trois délégués du CICR en Juin 1996. Pas plus qu'ailleurs, le CICR n'allait témoigner d'horreurs vues sur le terrain. Celles-ci d'ailleurs n'avaient pas repris une amplitude spéciale dans cette zone. Pourtant, à Uvira et sur la frontière zaïro-burundaise, ainsi qu'à la frontière rwando-burundaise (plaine de la Ruzizi), certains savaient déjà qu'il y avait dans la zone des mouvements importants de troupes et de matériel militaire. L'offensive banyamulengué était en préparation, mais il fallait que le secret soit maintenu, afin que l'effet de surprise soit maximum. Des informations recoupées à Bujumbura indiquent que ceci n'a pas été étranger à la mort de l'équipe du CICR, qui justement prenait la route de tous les convois … Ceci dit, il faut évidemment éviter les explications trop rapides. Dans les contextes troublés, dans lesquels les extrémistes de tout bord ont d’abord intérêt à faire capoter les efforts de paix des fractions modérées, les menaces transformées en actions envers des intervenants internationaux peuvent faire partie de la stratégie politique de blocage des négociations.  NOTE: Ceci prouve l'implication du Burundi  dans ce qui allait être le GENOCIDE des réfugiés HUTU de l'EST DU CONGO. Il faudrait demander au gouvernement actuelle de faire une enquête sur ce génocide oublié qui a causé la mort de beaucoup de citoyens Burundais. Voilà du boulot pour la nouvelle Assemblée Nationale.

Année 1996 (Guerre Civile Burundaise): La  question est pourquoi TEZA et BUGENDANA  ?


des massacres de Hutus dans l'est du Zaïre ... Photo EPA

Le GENOCIDE DE 1996 : EST-ZAÏRE (Actuel RDC) / A l' est du Congo (RDC), des soldats Burundais ont massacrés des réfugiés Hutu  de Burundi . Les rebelles zaïrois, soutenus par le pouvoir rwandais aux mains des Tutsi, nient, mais ces cadavres de réfugiés en décomposition plaident contre eux: il y a eu des massacres de Hutus dans l'est du Zaïre ... Photo EPA (Le Soir 7-8/12/96, KIVU: l'intervention fantôme)




Les Camps de Concentration au Burundi : 
Juillet 1996, Buyoya revient par putsch au Pouvoir. Un embargo régional est décrété sur le BURUNDI pour protester contre ce retour par la Force. Mais à côté de tout cela, c'est le début d'une des plus grandes tragédies de l'Histoire du Burundi : La politique des camps dits "de Regroupement"  que Mandela, prix de Noble de la paix, n'hésitera pas à appeler "Camps de Concentration". Car bel et bien, il s'agit réellement de camps de la mort où Buyoya, son gouvernement et les Forces Armées Burundaises , internent près de 800 000 citoyens Burundais (Près d'1/6 de la population du Burundi) qu'ils soupçonnent de soutenir la rébellion Burundaise. Ces citoyens ont pour caractéristique d' être HUTU. Certe Mandela pensait aux camps  que ses parents avaient connu en Afrique du Sud mais aussi et surtout ceux de la second guerre mondiale qui n'ont laissé personne indifférent.

des fractions modérées, les menaces transformées en actions envers des intervenants internationaux peuvent faire partie de la stratégie politique de blocage

2ème partie

Guerre civile au Burundi

1997 à
2001

|RETURN

 

   VICTIMES

HUTU TUTSI
100 000 à 150 000 Entre 2000  et  5000

 

 

U.N. human rigths monitors on January 29 accused the Burundian army of killing at least 1000 people in a seven-week period that ended on january 21.   The U.S. Government (USG) and the U.N . Secretary-General on January 13 expressed shock at the massacre, and urged the Government of the Republic of Burundi (GRB) to prevent further killings. 

Camps de la mort au Burundi
De son côté, Pierre Buyoya dirige le pays par décrets-lois après avoir aboli la Constitution qu'il avait lui-même présentée au suffrage du peuple en mars 1992. Aujourd'hui, ce pouvoir acculé à la défensive et pour retirer le soutien populaire dont bénéficie le CNDD, déplace des centaines de milliers de Hutus dans des « camps » où sans nourriture, sans soins, et touchés par les maladies infectieuses, ils tombent comme des mouches. Selon certaines sources 800.000 personnes sur une population estimée à 5 millions d'individus ont été ainsi condamnées à l'exil intérieur et vouées à une mort certaine.A n'en point douter il s'agir de véritables "camps de la mort» qui ont été érigés par le pouvoir. Un tel instrument couplé à une volonté politique d'extermination, cela s'appelle un génocide. Il ne faut pas tergiverser sur les mots.

 

UN Humanitarian Situation Report- Burundi (01/14-28) UN Department of Humanitarian Affairs- January 31, 1997/The CNDD charged January 15 that the Buvoya government had killed over 38,500 people since it seized power in July of last year. The CNDD repeated its claim that the government was waging a campaign of genocide against the country's Hutu population and pointed in particular to alleged army mass acres of 3,283 people in Kayanza province between December 2, 1996 and January 10, 1997.

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CRIME CONTRE L'HUMANITE :Déportation Forcée
 de population HUTU -GENOCIDE: intention de détruire en parti le groupe national ethnique HUTU. / 1996-2002


Camp de regroupement forcé: 15 Die Daily in Burundi Camp (Associated Press). United Nations estimated at least 200.000 people have been rounded up from their homes by the armed forces and resettled in camps in recent months.

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Emergency Update N°.101 on great Lakes (02/12). UN Department of Humanitarian Affairs-February 17, 1997 / Dr Bernard Lala told IRIN today that the health situation in Burundi was "worsening", and that there was an epidemic of typhus in four provinces - Muramuya, Bujumbura,Gitega and Kavanza. The representative said the number of typhus cases since October 1996 had soared because of the unhygenic conditions in camps for "re-grouped" populations.Since the government started putting populations from rebel-affected areas into camps, there has been a rise in malaria, diarrhoea, respiratory tract infections and malnutrition. According to Dr Lala, some 200,000 people had been "re- grouped", after some 500,000 were dispersed by the army.

 

Honderden doden vallen bij etnisch geweld Burundi
Op de verklaring van woordvoerder kolonel Isaie Nibizi, vorige dinsdag, dat het leger in de voorbije maand driehonderd Hutu-strijders had gedood, reageerden de rebellen woensdag met een bloedige aanval op het kleinseminarie van Buta, twintig kilometer ten zuidoosten van Bururi. Er vielen 43 doden, waaronder 36 leerlingen. Nog eens veertig leerlingen werden gewond. Vier van hen overleden later. In de nacht van woensdag op donderdag volgde een aanval op Bururi zelf, meer bepaald op de kathedraal, de gebouwen van het bisdom en het lyceum. Daar zouden geen doden maar wel veel gewonden gevallen zijn.

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1999-Deportation de Civil - CRIME CONTRE L'HUMANITE : Plus de 300 000 personnes ont été déplacées contre leur gré par les forces  armées  gouvernementales
L'article  3  commun  aux  quatre  Conventions de Genève définit un certain nombre  de principes destinés à protéger les personnes qui ne participent pas directement  aux  hostilités  en  cas  de  conflit armé non international. Il s'agit  là  de  principes  fondamentaux,  qui transcendent les considérations politiques  et  autres  qui  sont  à  l'origine du conflit considéré.

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1999 -  Le bilan provisoire des civils tués suite aux regroupements de la population de la commune Kanyosha est de 70 morts, Burundi-Bureau,Brève Nouvelle n°408, Bujumbura/Bonn,24.09.99

"Les militaires répondent au plan du gouvernement qui consiste à dépeupler la province de Bujumbura rural et à constituer une ceinture de sécurité autour de la capitale. C'est le fameux Assaut final que le Ministre de la Défense Colonel Alfred Nkurunziza a promis il y a quelques jours à la Région, un plan qui réellement émane de son beau frère Alphonse KADEGE qui selon de nombreux observateurs planifie tous les crimes dans l'ombre."

Humanitarian organisations trying to reach the people and bring them relief, have been kept away from the centres, not even the Red Cross is allowed in. Roads leading to the camps are patrolled by troops. The NGO information Centre says this operation is what the Burundian defence minister Col. Alfred Nkurinziza describes as a "final assault". The operation is said to have been planned by Alphonse Kadege, one of the Minster’s collaborators, notorious for his "crimes in the shadows". 

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Extrême Droite Burundaise TUTSI : 
Possible reform of the Tutsi-dominated army generated political tension.

Some Tutsi-dominated political organizations insisted that an army reformed on ethnic lines could not protect them from the threat of genocide, and they sought to undermine the peace process. PA Amasekanya, a Tutsi ''self-defence'' movement, and other groups with similar political views, incited violent disturbances in Bujumbura around the signature of the agreement. Members of PA Amasekanya were also reported to have been behind an ambush in May near Gatumba, Rural Bujumbura, in which at least three members of the opposition political party Front pour la Démocratie au Burundi (FRODEBU), Front for Democracy in Burundi, all Hutu, were killed. (Report 2001, A.I.)
 

 

 
3ème partie

Guerre civile au Burundi

 

2002-2003

|RETURN

 

 

   VICTIMES

HUTU TUTSI
   

 

L'armée Burundaise aurait tué 173 personnes.
 (Metro, journal distribué dans le métro Bruxellois. Bruxelles, capitale de l'Europe)

BUJUMBURA (20-09-2002) L'armée burundaise a reconnu avoir tué le 9 septembre à Gitega(centre du pays) 173 personnes, dont une majorité de civils, qui étaient, selon elle, "complices" ou "otages" de la rébellion. Mais selon les Forces pour la Défense de la Démocratie, l'armée aurait massacré un millier de personnes à Gitega ce jour-là. Un parlementaire du Parti du Peuple, Evariste NGENDAKUMANA, a pour sa part fait état de 1250 victimes, accusant implicitement l'armée d'être responsable de ce massacre.

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 Massacre de Gitega: l'armée reconnaît avoir tué 173 personnes

 

@AGNews 2002